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Grâce à l'effort d'une centaine de bénévoles
épris de la culture de l'Himalaya, de toute la communauté tibétaine et
de ses amis, rassemblés autour de la Maison du Tibet, association fondée
en 1991 ayant pour mission de sauvegarder et de faire connaître la culture
tibétaine à Paris et en France, le 8ème Festival Culturel
du Tibet et des Peuples de l'Himalaya était le rendez-vous attendu de ce
mois de septembre. Destiné à faire connaître les cultures tibétaine, bhoutanaise,
népalaise et indienne durant un week-end et à faire perdurer leurs traditions
respectives, le festivalier pouvait tout au long du week-end assister à
de nombreuses animations: - L'exposition "Regard sur la patrie tibétaine"
où une quarantaine de panneaux proposaient une vision générale
sur la situation du Tibet d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Tous les textes
étaient écrits par des personnalités tibétaines éminentes
de la communauté en exil, issues de la vie sociale, culturelle,religieuse
ou politique. - Les danses sacrées, Tcham, présentées
par des moines tibétains : Plus qu'un simple folkore, ces danses invitaient
les spectateurs à un véritable partage spirituel. Les danses sacrées
dites Tcham sont arrivées au Tibet par l'Inde en même temps que le
bouddhisme. Par les formes, les couleurs, les sons, les masques, les costumes
et les symboles, le Tcham a pour objectif de faire croître en l’homme son intériorité
et de l’amener ainsi à se libérer de la souffrance occasionnée par les émotions.
Ces danses dans leur intégralité sont rythmées comme une
pièce de théâtre. - Les danses populaires présentées
par les artistes tibétains font partie du quotidien des tibétains.
Deux danses étaient à l'honneur cette année: la danse du
Lion des Neiges et la danse du Yack animal tibétain par excellence. -
Les danses indiennes Bharata Natyam par Shalika Rajakaruna, jeune artiste franco
sri lankaise de 26 ans et sa troupe. L'inde et le Tibet ont des frontières
communes mais aussi une histoire intimement liée et parfois douloureuses
depuis l'exode des tibétains amorcé en 1959. Il était naturel
que le Festival rende hommage à ce pays qui recueille de nombreux réfugiés.
Le Barata Natyam est une forme de danse classique indienne originaire du sud de
l' Inde qui jadis n'était interprétée que dans les temples par des danseuses (les
devadasis) qui avait dédié leur vie à leur art et aux dieux. Aujourd'hui elle
a disparu des temples et a gagné la scène. - La création d'un mandala
de sables colorés: Réalisé durant deux jours selon des
règles géométriques très précises par le Vénérable Guéshé
Thupten Tenpa, il a été dédié à Avalokiteshvara,
Bodhisattva de la compassion. Pour concrétiser l'impermanence des choses et des
phénomènes, il a été dispersé dans l'eau du lac pour le bien
de tous les êtres et la paix dans le monde. Nombreux aussi étaient
les stands d'artisanat d'art, de produits ethniques, d'associations dédiées
à la cause tibétaine, centres bouddhiques etc. Pour ceux qui
étaient tentés, une initiation de langue et d'écriture
tibétaines était proposée par Tenzin Gyalpo Basil. Au
fil de notre promenade on pouvait s'arrêter aussi quelques instants sous
un arbre écouter pour le plaisir de tous Pascal Fauliot narrer avec
subtilité les histoires fantastiques qui peuplent l'imaginaire des contrées
tibétaines et indiennes, puis parcourir l'exposition "Alexandra
David-Néel "," la femme aux semelles de vent" , célèbre
voyageuse en quête de spiritualité et écrivaine. Après
avoir caressé les Drog khyi, chiens de nomades tibétains
présentés par Josette Pilat qui les a fait connaître en France,
retour au podium pour écouter une conférence intitulée
« Vivre la philosophie bouddhiste au quotidien » durant laquelle son Eminence
Ganden Tri Rinpoché, chef spirituel de l'école Guelouk exposa
les grands principes du bouddhisme vécus au quotidien, ou bien encore une présentation
de la Mèdecine holistique tibétaine (malheureusement
non reconnue en France à ce jour) décrite par Mme le Docteur Lhakpa
Dolma de l'école d'Astrologie et de mèdecine de Dharamsala. Une
note musicale ensuite avec deux artistes d'exception à la stature internationale,
très complémentaires dans leur interprétation qui ont fait également vibrer
les spectateurs durant ce festival: Loten Namling, conteur, musicien, poète
dont les interprétations passionnées nous ont révélés la profondeur de
l’âme tibétaine et Nawang Khechog, flûtiste de grand talent et nomade
dans l'âme accompagné de Jean-Philippe Rykiel, pianiste autodidacte
non-voyant qui nous ont offert une balade sur le Toit du monde. Comme
les années précédentes, les bénéfices du Festival, seront utilisés pour des projets
culturels et associatifs de la Maison du Tibet et du Bureau du Tibet. Si
vous souhaitez vous aussi agir pour la cause tibétaine, souscrivez au Blue
Book (Livre Bleu) qui a été créé dans le but de soutenir concrètement les objectifs
et les efforts de sa Sainteté le Dalaï-Lama et du Gouvernement tibétain en exil,
dont le siège est à Dharamsala en Inde. Vous participerez ainsi à
: - Préserver la culture et l’identité nationale tibétaines - Fournir une assistance
pratique aux milliers de nouveaux arrivants tibétains- Assurer la scolarité des
enfants tibétains - Développer et démocratiser la communauté des Tibétains en
exil.
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Article mis en ligne Septembre 2007 Copyright
© 2000+ Actualités Solidarité ©photo Cérémonie
d'ouverture Abidin Krasniqi Tous droits réservés.
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